Guerrir la terre et son peuple - Florestaburundi.org

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Bulletin Trimestriel, Volume 9, Octobre 2013. Dans ce numero: Temoignages .4. Guerrir la terre et son peuple. 1. Récapitulatif des activités du premier trimestre.

Bulletin Trimestriel, Volume 9, Octobre 2013 Dans ce numéro: 1. Récapitulatif des activités du premier trimestre. 2. Partenariat. 3. Evènement : Lacement officiel de l’unité de transformation de Bukemba. 4. Coup de projecteur.

“Guerrir la Terre et son people” 1

I. Récapitulatif des activités du premier trimestre

Dans la même rubrique : activités agricoles, le trimestre écoulé aura été celui des récoltes : Ainsi selon les données enregistrées, il y a eu des productions de pommes de terre terres à Bururi et légumes à Bujumbura. En ce qui concerne la province de Bururi, la filière pomme de terre (de la saison 2013 B) accuse une production total 21070 kg dont 3070 kg ont été répartis entre membres des associations/groupements, 5200 en stock et 12800 kg vendus comme consommables.

I.1. L’Agriculture Pour le volet agriculture, au cours du trimestre qui vient d’arriver à échéance, il n’y a eu pas de saison culturale proprement dite. Durant les mois de juillet - Septembre, il n’y a pas eu des activités pour la saison culturale 2013 C. Toutefois, dans certaines zones d’action telles que les provinces Bubanza, Bujumbura et Bururi, des cultures contre saison ont eu lieu : les légumes essentiellement. En effet, pour la filière maraichère, au total 38,5 Kg de semences ont été distribués (pour diverses cultures : tomates, oignons, aubergines, poivrons, poreaux, amarantes, morelles,…).

La valeur de la quantité globale produite est estimée à 16 319 500 BIF, ce qui confère donc un bénéfice brut de 6.919.500 BIF par rapport aux coûts de productions. Quant à la filière maraichère, selon les données enregistrées au cours des activités de suivi - évaluation par nos équipes techniques, il y a eu des productions de légumes de différents types : d’amarante, aubergine, le gombo, morelle, betterave… dans les provinces Bururi et Bujumbura.

Champ de tomates à Bubanza

Les plus grandes quantités ayant été bénéficiées par les membres partenaires de la province Bururi : 11,5 Kg (753 ares emblavés en tout) tandis les régions de Bujumbura et Bubanza ont eu 5500 g (325 g et 225 g respectivement) pour des superficies totalisant 5,87 ha. Pour tous ces distributions agricoles dans le volet maraicher - contre saison, un total de 9 associations et 5 groupements FFS ont été appuyés ; ce qui totalisent un effectif de 314 ménages représentés par les adhérents des différentes organisations de base ; et parmi eux 127 étant des femmes.

Champ de Betterave à Bururi

Actuellement le total des productions s’élève à 3536,5 Kg de légumes consommables et 74 Kg de semences. Ces chiffres, plus ce que satisfaisants, sont le résultat de l’amélioration de la productivité par la GIFS (Gestion intégrée de la Fertilité des sols) combinant l’usage des intrants (fumier organique, engrais & produits phytosanitaires) et les pratiques agricoles modernes (l’irrigation, recyclage des sous produits agricoles, la rotation des cultures, le semis en ligne...).

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autochtones, les agro forestiers et les essences forestières. Le tableau ci-dessous étant un récapitulatif de l’état des lieux.

I.2. La protection de l’environnement Le reboisement des terres domaniales et des propriétés privées des bénéficiaires/partenaires est l’une des actions de Floresta Burundi en matière de protection de l’environnement. De part cela, Floresta Burundi inculque et encadre les populations rurales dans le reboisement, l’agro foresterie (intégration agriculture et arbres), la lutte anti érosive (haies et courbes de niveaux), la restauration et la conservation. Dans cette vision, le nouveau projet (qui s’étend sur 3 ans) : « intervention pour le développement environnemental intégré dans la zone du bassin versant de la rivière Muyovozi » a dans ses missions la plantation des arbres divers vis-à-vis des utilisations et utilités. En effet, la rubrique : protection de l’environnement a pour objectif la plantation de 150 000 arbres de reboisement communs et 75 150 essences dans les propriétés individuelles des ménages partenaires du projet. Cela, dans les communes Giharo et Mpinga Kayove de la province Rutana. Ainsi, pour les trois mois constituant le premier trimestre du projet, les activités relatives à ladite objectif ont portés sur la réalisation d’une pépinière sylvicole dans la localité de Nyakazu, zone Kiguhu de la commune Mpinga Kayove en Province Rutana.

Pépinière de Giguhu

Dans la pépinière sylvicole ci haut mentionnée trois types de plants d’arbres y sont produits : les

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ments investis dans l’epargne – crédit communautaire ont vu le jour dans la localité de Shembe, commune Giharo de la province Rutana. Ainsi, 75 nouveaux membres dont 43 femmes ont rejoint le programme et attendent le matériel requis pour démarrer leurs activités.

Pour l’année sylvicole 2014, un total de 86520 plats d’arbres ; tous types et espèces confondus ; constitue le maximum prévisionnel. Toutefois, certaines espèces n’ont pas pu germer tandis que d’autres ont un taux de levée très bas et très inférieures. En effet, par interprétation du tableau précédent, l’espèce agro forestière Cedrella odorata le taux de levée a est de 0% alors que son cycle en pépinière est déjà atteint. Ceci s’explique sans nul doute par la qualité des semences : pouvoir de germination en défaillance. Quant aux espèces indigènes, vitex donania, combretum molle, Etanda abyssinica, les taux de germination bas s’expliquent par plusieurs causes : la qualité de semences (semences tout venant), temps de dormance, technicité de production en pépinière,… Cependant, pour l’effectif global des plants à obtenir dans toute la pépinière sera atteint du fait que certaines espèces dépassent le taux de 100 %. Ce qui revient à dire que le démariage repiquage sera effectué afin d’obtenir le nombre escompté avec des variétés favorables.

Quant aux groupements préexistants, le bilan actuel dudit programme fait état de 61 485 parts achetés par les membres et qui correspondent à une somme globale de 48 969 320 BIF. Les cotisations en caisses sociales atteignent la modique somme nette de 7 252 765 BIF tandis que l’enregistrement des crédits contractés par les adhérents des groupements accuse un montant de 31 551 200 Fbu de prêts individuels. I.4. Le renforcement des capacités L’amélioration des connaissances à travers les formations, les stages de recyclage, les visites d’échange,… est l’un des outils non négligeable utilisé par Floresta Burundi afin de rendre plus efficace son action et d’assurer la performance. Le renforcement des capacités tel que décrit ci-haut, porte sur des aspects variés : la paix et la réconciliation (gestion pacifique des conflits), la vie communautaire (gestion des associations et vie associative), la spiritualité (Théologie du travail), l’Agriculture et la protection de l’environnement, le financement rural, l’entreprenariat, la commercialisation et le marketing, la nutrition,…

I.3. Epargne & Crédit Le programme VSLA (Village Savings and Loans Associations) est l’un des volets qui permet une génération rapide et sûr des revenus chez les partenaires ruraux de Floresta Burundi et leurs communautés de base.

Au cours de ce trimestre, 10 formations ont été organisées dans le cadre de collaboration avec les partenaires et se sont étalées sur une durée globale de 19 jours réunissant ainsi 576 participants formés :

Théologie du travail : 1 formation de 4 jours a été donnée aux 50 représentants religieux des églises œuvrant dans la localité de Mutakura.

VSLA : en 8 jours, 520 membres des groupe-

ments investis dans le programme Epargne – Crédit ont été formés en 9 séances dans la région de Rutana.

Un groupement partenaire de FB en séance d’Epargne & Crédit.

De juillet à septembre trois nouveaux groupe-

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Organisation et animation des Champs Ecoles Paysans : 6 facilitateurs des FFS ont reçu

plate forme ont été organisés en vue de la validation des méthodes de lutte contre ces maladies. Un rapport sur la présence, la prévalence et la sévérité des maladies a été produit. Aussi, en plus d’un champ de démonstration pour les variétés résistantes du pennisetum installé à Bururi, deux champs écoles paysans, pour l’étude pratique des maladies en milieu paysan sont en cours d’installation. Et enfin, un article scientifique et des posters, sont en cours

une formation de 5 jours. La formation qui s’est déroulée à Gitega portait sur l’organisation, l’encadrement et l’animation des CEPs.

Cibitoke : Journée de remise de certicat pour les formés en theologie du travail.

I.5. Activités transversales Champ de demonstration et de multiplication du pennisetum à Bururi

Afin de compléter ses actions qui répondent directement au cadre logique de sa mission, Floresta Burundi initie et/ou exécute des programmes à caractère transversale.

d’élaboration en vue de sensibiliser les acteurs clés sur les deux maladies de l’herbe d’éléphant, sont en cours d’élaboration.

Actuellement deux programmes sont à qualifier de la sorte :

B) Unité de transformation

A) Lutte contre la maladie du pennisetum

Depuis 2009, Floresta Burundi a initié un projet d’implantation d’une unité de transformation du manioc en divers produits dérives. Depuis cette époque, les activités relatives à cette initiative se mènent doucement mais surement et ce, avec l’appui de différents partenaires : Administration de Rutana et de Bukemba, Ambassade du Royaume de Belgique au Burundi, Plant With Purpose, IFDC, Agri Hub. Après l’achat des machines et leur installation sur un site bâtit à cet effet, Floresta Burundi a procédé, en date du 06/09/2013 à l’inauguration officielle dudit projet.

En collaboration avec l’ISABU et avec le soutien de l’ASARECA, exécute depuis Janvier 2013, le projet intitulé « Validating Management Practices to control Napier stunt and smutdiseases for increasedfeedavailability in smallholdersystems of Eastern and Central Africa (ECA) ». Il s’agit un projet consistant à faire état de la prévalence et la sévérité des maladies de flétrissement et de nanisme de l’herbe d’éléphant et de mise en pratique des méthodes de lutte des dites maladies affectant de façon considérable la biomasse de la culture Pennisetum purpureum. Au cours du trimestre passé, des activités de ce projet ont continué. Ainsi, après une réunion régionale de planification, deux ateliers de

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Pour pouvoir financer et réaliser leur mission l’association a opté de travailler dans le domaine agro pastorale. Selon ses membres, les revenus permettront d’entreprendre des actions concrètes vis-à-vis de leur cause.

Le début de la deuxième phase de celui-ci étant prévu pour le trimestre prochain. La seconde phase concernera le démarrage proprement dit de la production, l’équipement supplémentaire de l’unité ainsi que sa rentabilisation a travers les activités de commercialisation – marketing, l’organisation d’une chaine de valeur autour de la culture du manioc et l’innovation avec des nouvelles utilisations des produits et sous-dérivés.

« Nous cultivons des champs de pommes de terre et de maïs ainsi que de légumes pour subvenir aux besoins de plusieurs personnes en difficultés. » déclare Madame Udiriya. Et d’ajouter : « Avant mon initiative, il n’y avait ni choux, ni oignon, ni tomate dans ma région de Minembwe. J’y ai donc planté les premières tomates, et tellement elles ont produit des récoltes que ses revenus m’ont permis d’acheter une belle vache à 600 US$, et vêtir décemment 30 veuves avec de pagnes»

II. Partenariat Floresta Burundi ne fait que rayonner, se partenaires attirent d’autres. Dans ce bulletin, dans cette rubrique de partenariat, nous vous présentons un nouveau partenaire de l’association… « Haguruka Twitez’imbere » ‘A.H.T’ ASBL dont le caractère est très original. Diraient ceux qui connaissent bien Floresta Burundi: FB a une multitude de partenaires, pourquoi présenter cette association avec une telle attention ? La réponse est que celle-ci est doublement spéciale de part, l’association/son caractère et la façon dont ledit partenariat a été sollicité. II.1.Historique/Origine En 1998, une dame prend en charge un bébé garçon de 2 semaines laissé par son fils tué durant la guerre au Congo RD. Par cette voie, il y aura un point de départ d’une association de soutien aux orphelins et aux veufs/veuves de guerre dans la commune Minembwe, province Sud Kivu au Congo RD. Apres 15 ans d’existence, l’association dispose de 17 antennes et opère avec plus de 700 membres. L’association « A.H.T. » est dirigée par une femme, Udiriya KAMANYONGA fondatrice de l’ASBL « Haguruka Twitez’imbere » ‘A.H.T’. Elle est appuyée dans ses actions par des chefs d’antennes dont Mme Suzanne NYINARUKUNDO en charge de localité d’Uvira. A l’image de ces femmes, les leaders de l’ASBL sont analphabètes mais leurs actions n’ont rien à envier celles des académiciens.

Mme Kamanyonga et Mme Nyinarukundo au bureau de FB

Précisons que le poste/commune de Minembwe a mis à la disposition de l’association un terrain de 3 ha en plus des propriétés propres à l’association. Nous ne manquerons pas de signaler la détermination sans précèdent de la fondatrice de l’association pour œuvrer au service des démunis. « Alors que mon petit-fils me demandait pourquoi je travaille si durement et jusque tard le soir », nous dit Mme Udiriya, je lui ai répondu : « Je veux laisser une histoire après moi’ ».

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II.3. Sollicitation du partenariat

III. Evénement

De nature, les partenaires de FB, surtout les bénéficiaires, passent par des formes et des voies plus conventionnelles pour le devenir : lettre de demande de partenariat, identification classique ou spéciale,… Quant à la sollicitation de partenariat avec l’association « Haguruka Twitez’imbere » ‘A.H.T ASBL, elle a été faite de manière pour du moins très originale. En effet, un matin du 17/09/013, deux braves femmes du Congo/Minembwe débarquent sur Bujumbura. C’est à leur quatrième tour qu’elles peuvent finalement trouver le siège de FlorestaBurundi et voir Dr. Lazare dont elles ont toujours entendu parler. Il s’agit de Madame Udiriya KAMANYONGA, Coordinatrice de l’association « Haguruka Twitez’imbere » ‘A.H.T’ asbl. Et sa collègue Madame Suzanne NYINARUKUNDO membre de l’association en charge de l’antenne d’Uvira. A la demande de leur raison de visite, elles répondent qu’elles veulent un partenariat qui puisse les appuyer en semences variées et de qualité. « Nous avons appris que c’est Lazare la personne la mieux indiquée au Burundi qui puisse nous offrir ces semences… Ainsi nous sommes venues pour cette raison. » répond la fondatrice de « Haguruka Twitez’imbere » ‘A.H.T’ ASBL. Nul ne peut s’aventurer dans un Bureau sans rendez-vous, sans connaissance,… sans être déterminée. En tout cas, ces dames nous inspirent une fois de plus sur notre mandat du travail sur terre, et nous ne manquerons pas de les inviter dans notre prochaine session de formation de Théologie du Travail à Bujumbura: C’est promis. Floresta vient de leur octroyer déjà quelques semences : 2 sachets d’oignons, 1 sachet tomate, 250 g de morelles et 250 g d’amarantes On leur a promis de leur rendre disponible des boutures de maniocs et des rejets bananiers…

Floresta Burundi inaugure le centre de transformation alimentaire avec une unité de transformation du manioc

L’unité de transformation du manioc de Floresta Burundi a ouvert, officiellement, ses activités le vendredi 06/09/2013. Différents invités furent conviés aux cérémonies. Il s’agissait entre autre des représentants des administrations locales et du ministère de l’agriculture et de l’élevage, des représentants des ONGs, des partenaires donneurs et bénéficiaires,… Les festivités ont débuté avec la danse classique des tambourinaires de Rutana. Après l’installation des invités le modérateur de la journée ; le Coodinateur Chargé du RH et de formation de FB a souhaité la bienvenue aux invités et participants à l’atelier de lancement. Les activités de la journée ont évolué avec la prise de paroles par différents invités d’honneur : Les représentants de l’administration locale et du gouvernement (Administrateur de Bukemba, Conseiller du gouverneur de Rutana, le représentant de la DPAE Rutana. – La représentante de Floresta Burundi (Président du Conseil d’Administration & représentant légal de FB) – Les partenaires (Représentant

Mme La Représentante Légale Souzane Gatore

des bénéficiaires de FB a Rutana, le représentant de l’Organisme IFDC, le représentant de l’Ambassade du Royaume de Belgique au Burundi, le représentant du réseau Agri Hub).

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IV. Coup de projecteur

De toutes les personnes ayant pris parole ce jourlà, des messages saluant l’initiative de Floresta n’ont cessé de se faire entendre, tout en spécifiant l’utilité et la nécessité de ce projet pour la communauté de Bukemba comme pour toute la province de Rutana mais également pour tout le pays. Ainsi, pour le représentant du minagri/ DPAE, l’unité de transformation du manioc rentre dans le contexte du plan national d’investissement de ce ministère qui encourage la promotion des chaines de valeurs agricoles. Pour l’IFDC, les gens de Bukemba, zone favorable à la culture du manioc, une opportunité de marché leur est offerte. Quant au représentant de l’ambassade de Belgique au Burundi, il montrera sa satisfaction et démontrera le pas réalisé par Floresta dans le développent agricole et son impact. «La Transformation du manioc est une bonne chose, surtout pour la culture du manioc qui se prête bien à la région du moso ». « …Transformer veut dire aussi ajouter de la valeur supplémentaire au produit, améliorer sa conservation et surtout donner de l’emploi à des jeunes qui peuvent sortir de l’agriculture car il est impossible que tout le monde continue à rester agriculteur aux champs ». Enfin, le représentant de l’Agri Hub a souligné que l’agriculture est la base de l’économie burundaise à 90 % et que malheureusement elle est devenue comme un enfant orphelin. Pour lui, la redynamisation de l’agriculture et la lutte contre la faim et la pauvreté doivent passer avant tout par la promotion de l’entreprenariat dans le secteur primaire, a l’image de l’initiative de Floresta Burundi avec son unité de transformation. Apres la séance des allocutions de personnalités diverses, les invites se sont dirigés vers les salles abritant l’équipement pour une séance de démonstration par l’équipe technique de l’unité. La, des questions ont été posée et répondues à la satisfaction de tout le monde. A suivi, un déjeuner – Cocktail qui a précède la clôture des activités du jour.

Après que ladite association, grâce à ses revenus, ait permis …. De ses membres à refaire les toitures de leurs maisons (voir le bulletin Vol. ….. de …./201…), elle vient aujourd’hui d’octroyer des chèvres à 17 de ses membres ( 15 femmes et 2 hommes) dans un système de chaine de solidarité (KWOKORERANIRA en Kirundi). En effet, après des revenus tirés de la vente des boutures de manioc (filière appuyé par Floresta Burundi), des récoltes de haricots et de pomme de terre, les membres de TURWANYINZARA se sont convenus de ne pas se distribuer les dividendes de manière directe comme à l’accoutumée. Mr NIYONKURU Zorobabel, président de l’association qui déclare: « C’est après une réunion de l’assemblée générale tenue en juillet 2013, qu’une décision d’affecter la somme de 727 500 BIF, qui devrait être versé en parts égales a 33 Membres de l’association, à l’achat de 17 chèvres afin de repeupler le cheptel au sein de notre association. » Continue Mr le Président. Comme le souligne Monsieur Zorobabel, ce fut une très bonne chose car c’est un pas non négligeable dans la vie d’un agriculteur mais également c’est l’un des moyens les plus sure pour tous les adhérents de l’association d’arriver à détenir au moins une chèvre. « Il y a des personnes pauvres dans notre association ; les moyens ne sont pas les mêmes pour tous, qui ne peuvent pas se permettre d’acheter une chèvre. » lance – t – il. Et d’ajouter avec un air très enchanté, « … bien qu’une des chèvres est morte, la reproduction pour les autres et actuellement ont atteint le nombre de 19 ; 3 mise bas ont eu lieu… ». Les activités de l’association TURWANYINZARA prospèrent à grand pas et ce, grâce au dynamisme de ses membres et à l’appui de Floresta Burundi.

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« …je ne peux que remercier Floresta Burundi pour son appui, son encadrement et son encouragement pour faire plus chaque jour. C’est nos efforts qui nous ont permis d’arriver là où nous sommes mais c’est Floresta qui nous a ouvert les yeux… » Témoigne Mme KABURA Eugénie une des bénéficiaires des chèvres de TURWANYINZARA. Ir Alain Bruce RUKUNDO, un des membres du staff de Floresta Burundi observe : « c’est très encourageant de travailler avec des gens qui avancent. Le cas de l’association TURWANYINZARA est un signe que le développement agricole est possible et très rentable quand les gens arrivent à changer les habitudes afin de travailler tout en ayant des objectifs et une vision à long terme ». La vision de l’association pour l’année 2013 – 2014 est l’achat d’une propriété d’exploitation afin de réduire les coûts de location des terrains de culture.

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Remerciements Floresta Burundi remercie ses partenaires pour leur soutien, notamment : le Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage et ses directions provinciales, les administrations locales, Plant With Purpose, FAO, l'Ambassade des Etats-Unis au Burundi, l'Ambassade du Royaume de Belgique au Burundi, BPRM/ World Relief Burundi, CIALCA, Help Channel Burundi, IFDC, l’ISABU, l’ASARECA et les associations partenaires. Floresta-Burundi remercie également son personnel qui se dévoue pour la réalisation de toutes les activités précédemment citées.

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