I) Le premier voyage de Christophe Colomb

143 downloads 118 Views 4MB Size Report
Quel nouveau continent est présent sur le globe terrestre ? Au moment où Holbein peint Les ambassadeurs,. Christophe Colomb a découvert l'Amérique.

Histoire Chapitre n°……. Les grandes découvertes

Quel nouveau continent est présent sur le globe terrestre ?

Quel nouveau continent est présent sur le globe terrestre ?

Au moment où Holbein peint Les ambassadeurs,

Christophe Colomb a découvert l’Amérique

depuis 41 ans, en 1492.

Christophe Colomb (1451-1506)

Christophe Colomb (1451-1506) Un marin 1451 : naissance à Gênes en Italie. 1465-1476: marin et corsaire. Un géographe 1477-1484 : Installation au Portugal. Ouverture d’un atelier de cartographie. Projet d’expédition maritime pour rejoindre les Indes en partant vers l’Ouest. Un explorateur 1483-1484 : Son projet est rejeté par Jean II du Portugal. 1485-1492 : Il met 6 ans à faire accepter son projet par les souverains espagnols. 1492-1504 : Quatre voyages dans les îles Caraïbes. Il pense qu’il est en Asie.

Un aventurier Il obtient des souverains espagnols: l’anoblissement, le titre de gouverneur des terres de la « mer océane », le dixième des richesses découvertes. 1506 : Il meurt sans savoir qu’il a découvert un nouveau continent. 1507 : L’existence d’un nouveau continent est reconnue. Il est appelé « Amérique » du nom de l’explorateur Amerigo Vespucci.

I) Le premier voyage de Christophe Colomb (1492) Problématique :  Quelles sont les découvertes de Christophe Colomb lors de son premier voyage ?

A/ Un projet d’exploration

Document 1 : Les buts du voyage « En 1492, suite aux informations que j’avais données à Vos Altesses, Roi et Reine d’Espagne, elles pensèrent m’envoyer aux Indes, pour y voir comment on pourrait y convertir les peuples à notre Sainte Foi. Elles m’ordonnèrent de ne pas y aller par la terre mais d’emprunter le chemin par l’ouest par où nous ne savons pas si quelqu’un y est jamais passé.

Elles me nommèrent Grand Amiral de la mer océane et Vice-Roi et Gouverneur perpétuel de toutes les îles et de la terre ferme que je pourrais découvrir et conquérir ». Christophe Colomb, Introduction au journal de bord, 1492.

B/ Les progrès techniques et scientifiques

Document 2 : Le globe terrestre de Martin Behaim, 1492

Cathay

Europe

Asie Afrique

Atlantique

Cipangu

Document 3 : Les instruments du navigateur

Document 4 : La flotte de Christophe Colomb

4

5

1

3

2

C/ Le voyage de découverte de Christophe Colomb

Document 5 : La suite du journal de bord de Christophe Colomb 10 octobre 1492 : menace de mutinerie « Les hommes commencèrent à s’énerver et à se plaindre de la longueur du voyage ».

12 octobre 1492 : découverte de San Salvador « La terre paraît à deux heures du matin. Au matin, je débarque dans une petite île. Je déploie la bannière royale et j’en prends possession au nom du Roi et de la Reine. Tous les Indiens vont nus comme leur mère les a mis au monde. Certains se peignent en noir, d’autres de blanc, d’autres de rouge ; ils n’ont pas de fer. Je crois qu’ils se feraient aisément chrétiens, car il m’a paru qu’ils n’étaient d’aucune religion. J’étais très attentif et

m’employais à savoir s’il y avait de l’or. A force de signes, je pus comprendre qu’au sud était un roi qui en avait énormément. »

Christophe Colomb sur l’île de Guanahani (San Savaldor)

Christophe Colomb débarque dans l’île de Guanahani, où il est accueilli par les Indiens. Il la nomme

San

Salvador

(Saint-Sauveur

en

français) pour exprimer son soulagement d’avoir enfin touché terre et remercier Dieu.

Document 5 : La suite du journal de bord de Christophe Colomb 21 octobre 1492 : à la recherche de Cipangu « Je vais partir pour une grande île qui doit être Cipangu d’après ce que m’en disent les Indiens qui l’appellent Colba [Cuba] ».

12 novembre 1492 : douze Indiens « Je fis prendre six jeunes gens et six femmes pour les conduire devant les Rois catholiques, leur faire apprendre notre langue et qu’au retour, ils puissent servir d’interprètes et aider à amener dans le pays nos coutumes et notre religion ».

Document 5 : La suite du journal de bord de Christophe Colomb 16 décembre 1492 : île d’Hispaniola (Saint-Domingue) « Que vos Altesses veuillent croire que les terres sont bonnes et fertiles. Les Indiens n’ont pas d’armes, sont

tous nus, n’ont pas le moindre génie pour le combat et sont si peureux qu’à mille, il n’oserait pas combattre trois des nôtres. Ils sont donc propres à être commandés et à ce qu’on les fasse travailler, semer et mener tous autres travaux dont on aura besoin, à ce qu’on leur fasse bâtir des villes, à ce qu’on leur enseigne à aller vêtus et à prendre nos coutumes ». 15 mars 1493 : le retour à Lisbonne « La nouvelle s’était répandue que l’Amiral revenait des Indes [Colomb avait débarqué la veille]. Un grand nombre de personnes virent pour le voir et pour regarder les Indiens. C’était une chose merveilleuse à voir.

Document 6 : Le trajet du voyage de Christophe Colomb 14/03/1493

03/08/1492 12/10/1492

16/01/1493

Document 6 : Le trajet du voyage de Christophe Colomb

Document 7 : Les grands voyages de découverte

Fond de carte à compléter

Je retiens * Les objectifs des découvertes

A partir du milieu du XVe siècle, les Européens, principalement les Portugais et les Espagnols, se lancent à la découverte de nouveaux territoires. Ils le font d’abord pour des raisons commerciales pour rapporter de l’or, des épices et de la soie. Ils sont aussi animés par des raisons religieuses : ils espèrent convertie de nouveaux peuples au christianisme. Enfin, ils partent par goût de l’aventure et curiosité scientifique en espérant découvrir

de nouvelles terres et de nouvelles routes maritimes.

Je retiens * Les grands voyages de découvertes Trois voyages marquent l’histoire des Grandes découvertes. Le premier, en 1492, est celui du génois Christophe Colomb, au service du roi d’Espagne. Il pense pouvoir rejoindre l’Asie par l’Ouest. Il atteint en fait un continent encore inconnu : l’Amérique.

Le second, en 1498, est l’œuvre du portugais Vasco de Gama. Il ouvre la route maritime des Indes en contournant l’Afrique et en traversant l’Océan Indien. Le troisième correspond au premier tour du monde, effectué par l’expédition de Magellan entre 1519 et 1521. Ce voyage confirme que la Terre est ronde et que l’Amérique et l’Asie sont des continents distincts.

II) La conquête et l’exploitation de nouveaux territoires Problématique :  Comment les Européens exploitent-ils les territoires conquis ?

A/ Le partage des territoires

Document 1 : Les Empires coloniaux au XVIe siècle

Fond de carte à compléter

Je retiens En 1494, Espagnols et Portugais se partagent le monde. Ainsi apparaissent deux empires coloniaux :

- L’empire portugais contrôle les côtes du Brésil et comprend des comptoirs commerciaux en Afrique, en Inde et en Indonésie.

- L’empire espagnol correspond aux Antilles, à l’Amérique centrale et à l’ouest de l’Amérique du Sud, où les conquistadores comme Cortès et Pizarro s’emparent respectivement de l’empire aztèque et de l’empire inca.

Des colons s’installent sur les territoires conquis pour exploiter les ressources locales.

B/ L’exploitation des territoires conquis

Document 2 : L’évangélisation des Indiens

« A la place des pratiques honteuses et des idolâtries que nous avons détruites, nous autres conquistadores avons établi de bonnes coutumes et instruites ces peuples dans la sainte doctrine, Nous leur avons appris à fabriquer des cierges de cire et à les entretenir allumés devant les autels […]. Aujourd’hui, un grand nombre de bons religieux parcourent les villages pour y prêcher et baptiser toute créature ». Bernal Diaz del Castillo, Histoire véridique de la conquête de la Nouvelle-Espagne, 1568.

Document 3 : des moines franciscains détruisent les idoles des Amérindiens

Document 4 : Las Casas dénonce les conquistadores L’évêque Bartolomé de Las Casas dénonce la barbarie des conquistadores. « Les espagnols se comportèrent à la manière des tigres et des lions les plus cruels lorsqu’ils sont affamés depuis plusieurs jours. En quarante ans, sont morts, à cause de la tyrannie espagnole, plus de 12 millions d’être vivants, hommes, femmes, enfants.

Il y a deux façons pour ces gens qu’on appelle chrétiens de rayer ainsi de la terre ces malheureuses nations; la première, ce furent des guerres injustes, cruelles; la seconde fut la servitude (le travail

forcé dans les mines ou sur les plantations) la plus féroce qu’aient jamais subie les bêtes ou les humains. La raison pour laquelle les Espagnols ont détruit un si grand nombre d’êtres humains a été seulement le désir insatiable de l’or, l’envie de s’emplir de richesses ». Bartolomé de Las Casas, Très brève Relation de la destruction des Indes, 1552.

Je retiens Dans les territoires conquis, Espagnols et Portugais mettent en place une nouvelle société coloniale : ils imposent leurs langues et la religion catholique.

Portugais et espagnols contrôlent le commerce des épices, des esclaves, de l’ivoire et des bois précieux. Ils créent de grandes plantations où ils cultivent la canne à sucre, le tabac et exploitent les mines d’or et d’argent.

Mais la conquête et l’exploitation des nouveaux territoires s’accompagnent de destructions et de violence. Les Amérindiens sont massacrés et meurent du travail forcé ou de maladies venues d’Europe.

C/ L’enrichissement de l’Europe

Document 5 : L’organisation de la société coloniale

Document 6 : Les richesses de l’Empire espagnol à la fin du XVIe siècle

Document 7 : L’arrivée d’or et d’argent en Espagne

Document 8 : Séville au XVIe siècle Séville s’enrichit considérablement au XVIe siècle : l’arrivée d’or américain y est de 0,8 tonne en 1500 et 30 tonnes en 1610

Je retiens La conquête et l’exploitation de territoires sur tous les continents permettent aux Espagnols et aux Portugais de contrôler les océans et le commerce mondial.

Les ports de la façade atlantique (Lisbonne, Seville) connaissent un grand essor. L’afflux d’or et d’argent et le commerce de nouveaux produits dynamisent les

échanges.