Mieux voir pour mieux communiquer - CNDP

6 downloads 14 Views 37KB Size Report
qualité fait l'affaire.” Pierre Lavergne enseigne la biologie au ... et présentation. Discipline. Biologie et géologie. Niveau. Depuis la troisième. Organisation.

DÉCOUVRIR DES PRATIQUES

Mieux voir pour mieux communiquer L’observation en classe de biologie

Deux enseignants, Pierre Lavergne et Claude Charron, utilisent les vertus de la vidéo pour gagner en confort et en efficacité lors des séances d’observation en classe de biologie.

La vidéo rompt l’isolement de l’observation individuelle en proposant un référent commun à toute la classe.

Pratique Observation et présentation Discipline Biologie et géologie Niveau Depuis la troisième Organisation En classe entière Matériel utilisé Caméscopes JVC GRS90 et Panasonic NVS95 Banc-titre orientable Éclairage de type quartz avec un variateur d’intensité Un câble de liaison S vidéo (Y/C) Un moniteur couleur

caméscopes 12 Les CNDP – DIE – Mai 1994

FÉDÉRER LA CLASSE

“J’utilise toujours le caméscope JVC VHS-C Secam acheté il y a quatre ans. L’observation directe ne nécessitant aucun montage, un matériel simple mais de qualité fait l’affaire.” Pierre Lavergne enseigne la biologie au collège Le Parc-des-Tilleuls de Saint-Maur. Il y a quatre ans, grâce à un crédit d’équipement exceptionnel, il a été décidé d’investir dans un dispositif audiovisuel de lecture et d’écriture vidéo : moniteurs sur chariots et ensembles de prise de vues. Un chariot mobile fut réalisé pour y disposer un téléviseur de 70 centimètres, un magnétoscope et une caméra verticale sur un banc-titre pour la reprise des documents et l’enregistrement des observations. La vidéo-microscopie en classe, définie par l’usage du caméscope lors de l’observation microscopique d’animaux et des végétaux, permet l’observation collective en garantissant à celle-ci un certain confort d’utilisation. Plusieurs observateurs peuvent se consacrer à une même image. L’implication est de taille car l’observation gagne en richesse et toute la classe possède un référent commun sur l’écran et peut le commenter. La vertu de la vidéo, c’est ici de favoriser l’échange.

PENSER UN OUTIL PLURIDISCIPLINAIRE

“Aujourd’hui, un caméscope doit répondre aux besoins d’un usage plus large que celui de ma discipline ; c’est un maté-

riel polyvalent, pour des activités pluridisciplinaires.” Depuis quatre ans, Pierre Lavergne utilise le caméscope presque à chaque séance et de façons différentes selon l’objectif pédagogique qu’il s’est fixé. Il souhaite un matériel “polyvalent” permettant de faire réaliser ou de réaliser lui-même des vidéos allant du plus simple, l’observation en direct, au plus compliqué, la présentation d’expériences ou d’enquêtes filmées à l’extérieur qui nécessitent du montage, voire de la postproduction son et image. La caméra montée sur le banc-titre permet la reprise de documents pour la projection à l’ensemble de la classe. Le document opaque, tiré d’un livre par exemple, peut être une photographie ou un graphique. Ce type de projection a un très gros impact sur les élèves. Ceux du fond de la classe ne font pas forcément la relation avec la même photographie extraite de leur livre, tant il est possible d’intervenir sur l’image en grossissant un détail qui ne s’était pas jusqu’alors révélé à leurs yeux. Les expériences faites en classe sur de petits volumes peuvent être filmées et vues par l’ensemble de la classe. L’enregistrement pourra être relu lors de cours ultérieurs, de façon analytique, en revenant sur les séquences mal comprises. Là encore, le caméscope rend service et permet une meilleure mémorisation par l’élève. Pour les images de microscope ou de loupe binoculaire, la prise de vues se fait encore à partir du banc-titre avec une plus grande facilité de mise en œuvre et de manipulation.

Dans le cas où l’on dispose d’un oculaire de microscope assez large, on applique l’objectif du caméscope en respectant l’axe optique. Dans le cas contraire, on ajoute à l’objectif du caméscope une lentille de 20 dioptries. La mise au point s’effectue directement sur le microscope et on fait un gros plan avec le caméscope. Un grossissement moyen est idéal pour une meilleure lecture de l’image filmée. Dans les enquêtes et les films de démonstration, un montage est nécessaire et on peut avoir recours à du matériel plus sophistiqué, ici un caméscope Panasonic NVS95 emprunté au Centre de ressources multimédia de l’académie de Créteil.

ENRICHIR LE DISPOSITIF

“L’usage des différents outils de communication me permet d’optimiser la compréhension des phénomènes observés sans que l’image obtenue et les séquences présentées se substituent au réel”. Claude Charron enseigne la biologie et la géologie au collège Georges-Gouy de Valsles-Bains en Ardèche. Le caméscope lui permet d’enregistrer des images qui, après montage, sont numérisées pour être intégrées dans un logiciel de simulation. La vidéo offre l’avantage, à partir d’éléments de réel non accessibles en classe, telle une ruche, de poser les problèmes biologiques qui seront résolus par des simulations informatiques. Les séquences tournées au caméscope permettent de revenir à ce réel et de montrer toute la complexité du système observé par rapport au modèle présenté en informatique. De même, l’image vidéo du caméscope une fois numérisée peut être retraitée par l’ajout d’un titre, d’une légende, d’une zone colorée, ou de toute indication graphique qui complète son information. Ces images servent, une fois traitées et tirées à l’imprimante, comme document original de correction et d’aide personnalisée. Claude Charron propose cette

M. Plantec

DÉCOUVRIR DES PRATIQUES

Observation au microscope et montage dans le cadre d’une sortie ou d’une enquête supposent un matériel “polyvalent”.

ressource à ses élèves en difficulté qui peuvent, de ce fait, utiliser leur propre observation et, par là même, valoriser une partie de leur travail. ■ Les principales recommandations ■

■ ■ ■

■ ■ ■

Il faut travailler avec un caméscope ayant de bonnes performances image : définition et rendu coloré. La résolution du ou des capteurs et la liaison Y/C garantissent une bonne définition. Les formats Hi-8 et S-VHS conservent mieux cette qualité après enregistrement et montage. L’obturation vitesse lente permet d’augmenter la sensibilité sans “bruiter” l’image d’un sujet statique. Les prises de vues macroscopiques et microscopiques doivent être possibles. Un système de mise au point manuelle est indispensable. On doit pouvoir empêcher la coupure automatique de l’alimentation.

Comment ça marche...

voir page

• La surface sensible en vidéo

24

• La définition, premier élément d’appréciation

25

• Attention aux différentes présentations de la sensibilité

31

• L’obturateur à vitesse lente

32

• Élargir les possibilités optiques de son caméscope

22

• Saisie d’images pour la numérisation 26 et 48

Les caméscopes CNDP – DIE – Mai 1994

13