Tourisme naturiste et territoires sur le littoral franais

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6e Rencontres de Mâcon, « Tourismes et territoires » - 13, 14 et 15 septembre 2007 – Pré-actes

TOURISME NATURISTE ET TERRITOIRES SUR LE LITTORAL FRANÇAIS Emmanuel JAURAND * Le naturisme est pratiquement ignoré par les ouvrages de géographie du tourisme. Lorsqu’il est évoqué au détour d’un paragraphe, le propos consiste à signaler que le naturisme repose sur des représentations mythiques de la nature et est l’origine de la production d’isolats touristiques (D. Clary, 1993, J. P. LozatoGiotart, 1993). Peut-être faudrait-il évoquer ici la réticence de la géographie française à aborder certains thèmes, notamment celui des « minorités » (J.F. Staszak, B. Collignon et al., 2001) ? Plus assurément, la contribution économique quasi-négligeable du tourisme naturiste (0,28% du chiffre d’affaires du tourisme français) et son inscription spatiale discrète voire « invisible » peuvent le faire considérer au premier abord comme un segment touristique marginal. Pourtant, la France représente la première destination naturiste du monde, avec 83 centres de vacances représentant 45 000 lits auxquels il faut ajouter les 12 000 lits des 110 clubs naturistes disposant d’un terrain de camping-caravaning (Espaces, 1999). Si le tourisme naturiste concerne avant tout les clients des centres de vacances naturistes dont le nombre est estimé entre 1 et 1,5 million de personnes (Barthe, 2001), nous souhaitons aussi tenir compte des nudistes réguliers et occasionnels, fréquentant les plages à l’occasion des vacances ou de leurs loisirs, et dont le total s’élèverait à 5,5 millions (Nat’Info n°88, oct dec 99). Le naturisme en tant que mouvement idéologique et institutionnel est aujourd’hui un sous-ensemble du nudisme, pratique sociale touchant des publics plus larges, non affiliés à une quelconque organisation, mais simplement unis par une pratique collective de la nudité en certains lieux. La société connaît le naturisme à travers un film à succès (Le Gendarme de Saint-Tropez, 1964) et quelques lieux célèbres tels Montalivet, l’île du Levant ou le Cap d’Agde. Les représentations extérieures du naturisme, qu’il s’agisse de documentaires, de films (Textile, 2003) ou de romans tels ceux de Michel Houellebecq , sont structurées par l’idée d’une séparation radicale du monde textile d’avec l’antimonde du nu : celui-ci serait confiné dans des lieux clos à part du reste du monde, et la dénudation collective s’accompagnerait forcément d’une sexualité débridée, libre et de groupe. Si l’enclave du Cap d’Agde sert de point d’appui à une telle vision, il faut préciser que cet exemple est loin d’épuiser la diversité du phénomène nudiste en France et qu’il relève plutôt d’une exception à la fois urbanistique et institutionnelle. En contrepoint à cette vision, nous voudrions montrer toutes les relations qui existent entre les mondes touristiques « textile » et nudiste dans le cadre du littoral français, qui concentre plus des 4/5e de la capacité d’accueil des centres naturistes en France. Même si le naturisme n’est pas spécifiquement littoral (il existe de nombreux petits centres dans l’espace rural isolé ou périurbain), le littoral en tant qu’il abrite les plus grosses structures naturistes et qu’il reste la 1ere destination touristique, constitue un espace convoité idéal pour étudier des phénomènes de concurrence spatiale et d’appropriation territoriale, imaginaire ou réelle. Pour les naturistes et les nudistes, le littoral est un espace de projection de représentations mythiques de la nature et du corps ; certains lieux investis (au sens propre) et chargés de sens participent à la combinaison identitaire du groupe, tandis qu’ils aident à la cristallisation de représentations collectives (image touristique d’un secteur côtier). Alors que la première vocation du rivage marin affichée dans la loi Littoral de 1986 est l’accueil du public, il s’agit de voir comment et où s’opère la fabrique d’un territoire du nu, quels sont les conflits d’usage et d’espace qui se posent entre les acteurs du système touristique autour de ce phénomène socio-culturel marginal, et comment évolue aujourd’hui l’appropriation par les naturistes (réelle ou symbolique) de certaines portions du littoral français.

* Université Paris 12.

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CADRE JURIDIQUE ET HISTORIQUE DU NUDO-NATURISME BALNEAIRE : LA GENESE DE TERRITOIRES HORS-LA-LOI COMMUNE En France, à la différence des pays germaniques du Nord de l’Europe où existe un nudisme coutumier, le nu collectif constitue une transgression de la norme sociale et du droit ordinaire. Les territoires du nu se sont constitués comme des exceptions à la règle commune. Dans le code civil de 1994, la notion d’ « outrage public à la pudeur » a été remplacée par celle, moins stigmatisante, d’ « exhibition des caractères sexuels imposée à la vue d’autrui » ; l’article 222-32 précise que les peines encourues peuvent aller jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. La circulaire d’application de cet article précise que cette infraction d’exhibition ne peut être retenue dans un lieu réservé à la pratique du nudisme, sauf geste ou attitude déplacée. On comprend dès lors que les lieux nudistes, considérés en la matière comme obéissant aux mêmes règles qu’un lieu privé, se sont constitués à l’abri des regards, sous la forme d’enclaves ceinturées de palissades, ou protégées des regards d’autrui par l’insularité. C’est le cas du lotissement d’Heliopolis sur l’Ile du Levant, aménagé à partir de 1931 par 2 médecins, les frères Durville, sur un terrain de faible valeur acheté à l’Etat, et conçu comme la 1ere cité naturiste du monde. Cette île-prison (ancien bagne pour enfants) au maquis ravagé par les incendies et les manœuvres de la Marine Nationale a été jugée trop petite après-guerre pour le développement d’un nudisme social. Albert Lecocq, fondateur de la Fédération Française de Naturisme, a réorienté le naturisme français vers l’Atlantique avec l’acquisition d’une parcelle de forêt landaise largement incendiée en 1950 à Montalivet. Il s’agissait là à l’origine d’un authentique camp entouré de palissades et de forêt jouant le rôle de rideau. Un autre modèle de réalisation immobilière naturiste a été fourni dans le cadre des travaux de la Mission Interministérielle d’Aménagement de la côte languedocienne, dans le but de capter les flux des Européens du Nord vers la Méditerranée, à une époque où l’Espagne ne pouvait proposer une offre concurrente : les quartiers naturistes de Port-Leucate et du Cap d’Agde ont été conçus selon une logique fonctionnaliste comme des entités intégrées et bien séparées du reste de la station, disposant de leurs propres équipements commerciaux, nautiques… Toutes ces réalisations pionnières, et particulièrement le camp de Montalivet, ont servi de modèle largement décliné et enrichi en d’autres secteurs littoraux. Le naturisme pionnier s’est ainsi vu attribuer des territoires bien fermés, conçus selon une logique de séparation du monde habillé avec l’antimonde nudiste. C’est à partir de ces territoires, dont l’Ile du Levant vitrine du naturisme fréquentée par la jet-set, que des plages ont été ensuite investies par le nudisme selon une logique de diffusion. Certes, il existait une tradition de baignade nue ou d’exposition nue au soleil à des fins thérapeutiques à proximité des centres hélio-marins et sanatoriums du littoral français (Zuydcotte, Berck, La Turballe…). Mais le nudisme de plage conçu comme pratique vacancière s’est développé dans les années 50 et 60 librement et donc en s’affranchissant de la loi, à la fois sur les plages proches des centres naturistes et sur des littoraux isolés et peu fréquentés. C’est l’épisode connu de la « guerre du naturisme » sur la plage de Pampelonne, opposant en un jeu de cache-cache les forces de l’ordre à des centaines de nudistes majoritairement scandinaves et allemands. C’est pour mettre fin à une situation anarchique et intenable que des municipalités ont accepté d’entériner la pratique en prenant des arrêtés municipaux d’autorisation de la pratique nudiste sur certaines portions de plage strictement délimitées, excluant les secteurs de forêt et de dunes situés en arrière de la plage. La première décision d’officialisation date de 1967 (Montalivet) contre les années 1920 en Allemagne, alors que les naturistes fréquentaient la plage depuis les débuts du centre, au grand dam d’une partie de la population locale. Les années 1970 et 1980 ont vu une vague d’arrêtés autorisant la pratique nudiste, principalement sur les côtes abritant des centres ou récemment mises en tourisme (Corse orientale, Var, Languedoc-Roussillon, Aquitaine, Vendée). Il convient d’ajouter que la Loi Littoral instituant les rivages en espace accessible au public, s’oppose à toute appropriation ou privatisation des plages. En conséquence, si formellement l’autorisation de la pratique

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nudiste ne rend pas celle-ci obligatoire, il y a là une évidente source de tensions potentielles entre les publics qui fréquentent les plages. LOGIQUES D’ACTEURS AUTOUR DU NUDO-NATURISME BALNEAIRE Si le tourisme naturiste lié aux centres de vacances mobilise l’ensemble des acteurs institutionnels et fait l’objet d’un large consensus, la question de la pratique du nudisme de plage constitue un point de fixation de conflits liés à la conception du naturisme et à l’usage de l’espace public. Le mouvement naturiste a joué un rôle d’impulsion initiale à travers le développement et l’encadrement d’une pratique innovante. Véritable nébuleuse de groupes pendant l’entre-deux-guerres, le mouvement naturiste s’est structuré en 1950 avec la création de la F.F.N., affiliée à la Fédération Naturiste Internationale (A. Bauberot, 2004 ; S. Villaret, 2005). Garante de l’orientation éthique du naturisme, à travers l’attribution de licences individuelles et d’homologations aux centres de vacances signataires de la charte France Espaces Naturistes, la F.F.N. a été agréée en 1983 par le ministère du Tourisme, de la Jeunesse et des Sports. Depuis les années 2000, la F.F.N. connaît une chute de ses effectifs et une désaffiliation des plus gros centres, principalement littoraux ; cette crise est liée à des désaccords sur la stratégie des centres de vacances. Afin d’élargir leur clientèle et de faire face à la concurrence de destinations naturistes en plein essor (Croatie, Espagne ), les plus gros centres affichent une politique commerciale fort éloignée de l’esprit militant des premiers naturistes. A l’instar du centre le La Jenny (Gironde), ils abandonnent l’exigence de la licence naturiste pour leurs clients, délaissent le nu obligatoire au profit de la règle du clothe optionnal (nu facultatif), modernisent leurs équipements et s’orientent vers un tourisme haut-de-gamme ; ils se distinguent de moins en moins des autres villages-vacances spécialisés. Le rôle de l’Etat dans la promotion du naturisme comme segment touristique constitue un trait original qui fonde l’exception française par rapport au modèle germanique dans lequel le naturisme est plutôt une pratique culturelle (E. Jaurand, 2007). Dans les années 1960, comme la Yougoslavie, la France a intégré le naturisme à la politique d’aménagement du territoire en augmentant l’offre par la création de grosses structures d’accueil intégrées. La Maison de la France, organisme dépendant du Ministère du Tourisme chargé de promouvoir la destination France à l’étranger, vante l’image de la France comme paradis du naturisme auprès de la clientèle allemande, autrichienne et néerlandaise (F. Barthe, 2001). Les collectivités territoriales ont été aussi des relais actifs du tourisme naturiste là où celui-ci offrait des possibilités de développement compatibles avec l’image de marque de la côte et les attentes de la clientèle. Certains départements ont joué la carte de l’accueil du naturisme, à l’exemple de la Gironde dont les brochures promotionnelles proclament que « les naturistes sont ici les bienvenus », et qui a largement intégré l’existence des plages et centres naturistes dans la signalétique routière. Du côté des municipalités, la décision d’autoriser la pratique du nudisme sur certaines plages a été prise généralement après concertation avec la F.F.N., parfois dans l’unique souci d’éviter les plaintes des « textiles ». Principaux acteurs des territoires du nu, les individus qui fréquentent les plages et centres naturistes forment un groupe extrêmement hétérogène par ses origines, ses motivations et représentations. La clientèle des centres naturistes est à 52% étrangère et essentiellement composée de familles. Les nudistes de plage, plus nombreux et difficiles à cerner, sont plutôt individualistes et refusent le naturisme encadré, encarté et enfermé. Parfois adeptes du « pas vu, pas pris », ils sont de véritables acteurs territoriaux de par leur connaissance de lieux souvent confidentiels et difficiles d’accès, et la fréquentation régulière de portions de littoraux qu’ils marquent de leurs empreintes (inscriptions revendiquant la nudité, transformation des lieux…). C’est principalement autour de la pratique du nudisme de plage que se nouent des conflits d’espaces et d’acteurs.

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CONFLITS D’ESPACE AUTOUR DE L’APPROPRIATION DES PLAGES Un désaccord sur ce qu’est ou devrait être le naturisme oppose la F.F.N. à de nombreux nudistes de plage, par définition incontrôlés. Pour la F.F.N., l’enjeu est important car les plages étant des vitrines au contact des « textiles », c’est là que se joue l’image du naturisme auprès du public. La F.F.N. n’a eu de cesse depuis sa création de défendre un naturisme « familial » ou « éthique » c’est-à-dire fondé sur la déconnection entre nu et sexualité : elle rejette et condamne tous les comportements qui s’apparentent à de l’exhibitionnisme ou de la sexualité dans l’espace public et qu’elle définit comme « non naturistes ». De fait, sur les plages officielles qu’elle recommande, la F.F.N. par le biais de clubs locaux, surveille les comportements et interpelle les impétrants ; avec l’appui de municipalités comme celle de Merville-Franceville (Espaces, 1999), la F.F.N. développe une certaine norme morale attachée au nu. En effet, le risque pour une plage officielle où se déroulent des actes hors-la-loi est la fin de l’autorisation de la pratique nudiste (Plérin et Hyères-les-Salins, 2004). En conséquence s’opère une segmentation des plages nudistes par spécialisation des publics. Sur les plages non officielles, celles du nudisme sauvage, se retrouve un public généralement moins familial et plus masculin, avec la présence de couples échangistes et de gays pour lequel le signifiant nu a un signifié différent de celui du naturisme encadré. Ces plages non signalées mais répertoriées dans des magazines ou sur des sites internet spécialisés offrent une fréquentation très aléatoire, dépendante d’éventuels incidents ou incursions des forces de l’ordre. Des conflits pour l’appropriation de la plage opposent aussi les nudistes aux autres usagers de l’espace littoral. Bien des nudistes, y compris des licenciés de la F.F.N., considèrent que les plages autorisés au nudisme sont dévolues à cette pratique : l’enjeu est le contrôle de l’espace de la plage et l’exclusion de l’autre. Des nudistes qui avaient écarté manu militari un « textile » sur une plage girondine autorisée au nudisme ont été l’objet d’une plainte de la part de ce dernier et ont été condamnés pour actes de violence. Plus largement, avec l’augmentation des pressions sur le littoral et le plus grand souci des autorités de faire respecter le caractère public de la plage, des tensions se développent entre nudistes et autres usagers, simples promeneurs, surfeurs, et encore plus, aménageurs : à Fos, la plage nudiste autorisée par la mairie a disparu suite à l’extension d’un terminal gazier ; à Port-Leucate, une polémique a opposé les habitants du quartier naturiste à la municipalité, souhaitant développer un programme immobilier à proximité, projet aujourd’hui suspendu : de fait, les nouveaux habitants « textiles » auraient comme plage la plus proche la plage nudiste officielle ! Ces différents exemples de conflits autour de l’usage des plages laissent apparaître des différences dans le degré d’intégration du nudo-naturisme aux territoires touristiques. Nous pouvons ainsi opérer un classement des territoires balnéaires français en fonction de la place du nudo-naturisme, importante voire identitaire ici, quasi-négligeable ailleurs. Les critères sont l’importance relative du secteur touristique naturiste à travers la capacité d’accueil des centres de vacances, le degré de visibilité du nudo-naturisme dans l’offre touristique (rapports avec les autorités et le tourisme officiel), et les dynamiques en cours favorables ou non au nudo-naturisme. Le nudo-naturisme est le plus intégré en Aquitaine (Gironde, Landes) et Languedoc-Roussillon. Il s’agit là de littoraux mis en tourisme tardivement, où le développement de l’offre naturiste prise en charge par les autorités dont l’Etat s’est faite de façon concomitante au développement touristique. Parce que le naturisme y est intégré comme pratique vacancière, les plages autorisées sont nombreuses et il y a une forte diffusion du nudisme dans des secteurs tolérés, également permise par l’occupation faible ou discontinue du littoral. Le mouvement naturiste est puissant auprès des municipalités pour défendre ses positions (Leucate). La Corse relève de cette première catégorie, mais sur un mode tronqué : en dehors des centres développés dans les années 60-70 dans un contexte marqué par des tensions avec une partie de la population locale, seule une plage est autorisée au nudisme. Au total, les littoraux de ces 3 régions concentrent 95% de la capacité d’accueil des centres naturistes littoraux.

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A l’opposé, quelques littoraux montrent des situations très défavorables au nudo-naturisme : c’est le cas des Alpes-Maritimes (Jaurand et de Luze, 2004) et des D.O.M. Les centres sont absents du littoral ou de très petite taille, le naturisme est ignoré des brochures touristiques officielles, il n’y a pas de plage autorisée (1 exception en Guadeloupe) et au contraire, des municipalités ont pris des arrêtés d’interdiction du nudisme (Cap d’Ail, Eze, Trois-Bassins), preuves qu’il se pratique ! Le nudisme sauvage est ici très confidentiel, désapprouvé par la F.F.N., entouré d’une réputation sulfureuse, dans un contexte d’hostilité générale et de grande insécurité (descentes de police, vols, agression…), considéré par les autorités comme une forme de

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dépossession de l’espace littoral par une minorité. Ailleurs, le nudo-naturisme a une place modeste, surtout sur les côtes de la Manche, un quasi-désert naturiste de mauvaise réputation par l’ensoleillement désavantageux. Le littoral atlantique entre Loire et Gironde est mieux loti en plages officielles, avec l’ouverture récente d’un nouveau centre dans le Sud de la Charente-Maritime qui montre une extension du modèle aquitain. En Méditerranée, la côte varoise représente un enjeu fort car si elle représente pour les naturistes une destination mythique (Levant, Pampelonne), elle est l’objet d’enjeux fonciers défavorables à une pratique de nature encore confidentielle. Références bibliographiques BARTHE F., 2001. « Géographie du naturisme : à la recherche de l’éden », Géographie et Cultures, n° 37, p. 37-58. BAUBEROT A., 2004. Histoire du Naturisme : le mythe du retour à la nature, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 348p. CLARY D., 1993. Le tourisme dans l’espace français, Paris, Masson, 358p. ESPACES, 1999. Dossier « naturisme », n°162, p.13-33. JAURAND E., LUZE H. de, 2004. « Ces plages où les genres s'affichent ? Les territoires du nu sur la Côte d'Azur », in C. BARD (dir.), Le genre des territoires : masculin, féminin, neutre, Angers, Presses de l'Université d'Angers, p. 227-240. JAURAND E., 2007. « Les espaces du naturisme : modèle allemand et exception française ? », Revue Géographique de l’Est, t.XLVII, p.23-33. LOZATO-GIOTART J. P., 1993. Géographie du tourisme, Paris, Masson, 4e ed., 309p. STASZAK J.F. et al., 2001. Géographies anglo-saxonnes. Tendances contemporaines, Paris, Belin, 313p. VILLARET S., 2005. Histoire du naturisme en France depuis le siècle des Lumières, Paris, Vuibert, 378p.

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