Vu du ciel: La Biodiversité - CNDP

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teledoc le petit guide télé pour la classe. 2006. 2007. FRANCE 2. MARDI 31 OCTOBRE, 20h50. Ce premier documentaire d'une série en quatre numéros.

teledoc

2006 2007

le petit guide télé pour la classe

Vu du ciel : La Biodiversité Ce premier documentaire d’une série en quatre numéros Un documentaire présenté par

consacrés aux grands enjeux de la planète et présentés par le

Yann Arthus-Bertrand et

photographe Yann Arthus-Bertrand, sous-titré Tout est vivant

réalisé par Pascal

et tout est lié, s’intéresse à la question de la biodiversité.

Plisson (2006),

D’enquêtes en reportages, du Kenya au Groenland en passant

d’une série

par le Brésil et la Chine, Vu du ciel alerte le téléspectateur sur

en quatre volets produite par Jean-Louis Remilleux.

les atteintes que l’homme porte à la nature, mais prend aussi le parti de l’émerveiller par ses images exceptionnelles.

2h

FRANCE 2 MARDI 31 OCTOBRE, 20 h 50

Une planète à sauvegarder Éducation à l'environnement pour un développement durable, cycle 3, 6e et 5e Le photographe Yann ArthusBertrand présente une nouvelle émission consacrée à son incessant combat : la protection de la nature. Premier de quatre volets sur les grands enjeux de la planète, cet épisode traite de la biodiversité: «Tout est vivant et tout est lié.» Riche d’images aériennes splendides, de rencontres avec des défenseurs de la nature et de reportages, un périple d’un peu plus d’une heure trente nous conduit dans diverses régions du monde. Au Kenya, la cohabitation est difficile entre les cultivateurs et les éléphants. En République démocratique du Congo, la disparition inquiétante des hippopotames du lac Edward a des conséquences sur la survie des pêcheurs. Véritable sanctuaire du vivant, la région du Pantanal, au Brésil, est en danger. En Tasmanie, des hommes luttent contre la déforestation au napalm de l’une des plus anciennes forêts du monde. Dans le Yunnan, on redécouvre les propriétés curatives de l’armoise. En Afrique, encore, l’introduction dans le lac Victoria de la perche du Nil compromet l’avenir des pêcheurs. Enfin, au Groenland, l’ours blanc et les populations inuits sont les premières victimes de la fonte des glaces due au réchauffement climatique.

Rédaction Emmanuel Paul, conseiller pédagogique Crédit photo Yann Arthus-Bertrand Édition Anne Peeters et Émilie Nicot Maquette Annik Guéry Ce dossier est en ligne sur le site de Télédoc. www..cndp.fr/tice/teledoc/

Un peu de vocabulaire

> Définir les notions essentielles relatives à la protection de notre planète et les rapporter aux situations vues dans l’émission. Opposer les situations problématiques aux solutions apportées. On demandera préalablement aux élèves ce que les termes suivants leur évoquent : environnement, développement durable, biodiversité. On proposera de les comparer à des définitions expertes. Celles proposées ici sont issues de sites officiels ou reconnus. • L’environnement peut être défini comme « l’ensemble, à un moment donné, des aspects physiques, chimiques, biologiques et des facteurs sociaux et économiques susceptibles d’avoir un effet direct ou indirect, immédiat ou à terme, sur les êtres vivants et les activités humaines» (circulaire du 29 août 1977). D’une façon plus générale, l’environnement est constitué de «l’ensemble des éléments qui, dans la complexité de leurs relations, constitue le cadre, le milieu, les conditions de vie pour l’homme» (Pierre George, géographe). •Le développement durable peut être défini comme «un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs» (selon les termes du rapport Brudtland de 1987, Notre avenir à tous). •Le terme biodiversité ne fait pas seulement référence à la variété des êtres vivants présents sur la Terre mais aussi aux communautés qu’ils constituent et aux habitats dans lesquels ils vivent. Ainsi, l’article 2 de la Convention sur la diversité biologique, signée par 188 pays en 1992 au Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro (Brésil), donne la définition suivante de la diversité biologique: «Variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes.» On relèvera également la définition plus concise de Yann Arthus-Bertrand au début de l’émission : la biodiversité, c’est «le tissu vivant qui couvre notre planète du plus petit au plus grand». •Des atteintes à l’équilibre naturel. On décrira ensuite chacune des situations présentées dans le documentaire afin de les mettre en débat dans le cadre de l’éducation civique et de l’étude d’un comportement éco-citoyen: – la cohabitation difficile entre le peuple Massaï et les éléphants au Kenya; – la protection des forêts et les vertus médicinales

de certaines plantes au Kenya et particulièrement de l’armoise naturelle contre le paludisme en Chine; – le réchauffement de la planète et son action sur le Kilimandjaro; – la disparition des hippopotames en République démocratique du Congo et son influence sur la vie locale; – l’importance des zones humides au Brésil et notamment la sauvegarde du jaguar et des loutres géantes; – la déforestation au napalm en Tasmanie et les catastrophes écologiques; – le déséquilibre lié à l’introduction de la perche du Nil dans le lac Victoria et son influence sur la vie locale; – la fonte des glaces au Groenland et ses conséquences sur la vie des ours blancs et autres phoques, poissons, crevettes… • On analysera les effets sur l’environnement, la société et l’économie. On cherchera alors des remèdes et solutions à la grande échelle, mais aussi à l’échelon local: quel comportement individuel adopter? •On relèvera les intitulés et expressions employées afin de les mettre également en débat. Une réflexion essentielle sera menée sur l’expression «Tout est vivant et tout est lié» qui est le titre de cette émission (notion de vivant, de liaison, de rapprochement, d’enchâssement). Au hasard du documentaire, on débattra de quelques propos de Yann ArthusBertrand: «Chacun peut prendre conscience de son empreinte sur la terre » ; « Le temps de la nature n’est pas le nôtre » ; « Est-ce que je gaspille la nature?»; «Il faut détruire pour donner du travail»; «On peut sauver des vies par l’amour…»; «Voici la pharmacie de la nature». Et surtout la conclusion: «L’Homme n’est ni supérieur ni extérieur à la nature, il en fait partie. Tout simplement.»

Aux quatre coins du monde

> L’émission conduit le téléspectateur en plusieurs régions de la planète. Localiser les pays et régions évoqués, établir des comparaisons entre eux et exploiter l’observation d’un paysage plus familier des élèves. •Au fur et à mesure qu’on les découvrira, on localisera ces lieux en les situant par rapport au continent, au pays, aux océans et mers limitrophes, aux métropoles les plus proches. On s’appuiera sur le repérage effectué par le film sous la forme d’une ligne continue qui vient dessiner les contours du continent ou du pays en question, voire sur des recherches complémentaires sur Internet, en BCD ou au CDI.

•On distinguera les contrastes de la planète mis en évidence dans l’émission: entre les températures froides et chaudes, milieux aquatiques et arides, saisons sèches et humides, espaces densément peuplés et désertiques, etc. On situera sur un planisphère climatique les différentes régions afin d’expliquer leurs particularités. • On étudiera les sociétés et modes de vie en s’appuyant sur l’observation de la diversité des habitats (villages en Afrique et agglomération sur la banquise), les particularités ethniques (habillement des Inuits ou des Brésiliens du Pantanal), linguistiques, alimentaires, les modes de déplacement et voies de communication (à pied, en pirogue, en traîneau…), les formes de l’agriculture et outils utilisés. •Le reportage sur le Kenya présente le Kilimandjaro aujourd’hui et tel que Yann Arthus-Bertrand l’avait filmé il y a vingt ans (4e min). On s’inspirera de cette démarche pour observer dans l’environnement plus proche des élèves les changements de paysages dans une durée plus ou moins grande: l’utilisation de cartes postales, de dépliants touristiques, de textes littéraires, d’images d’archives diverses, d’articles de journaux, servira à établir une comparaison entre deux situations et à s’interroger sur l’évolution d’un même site et sur les causes de celle-ci.

d’établir et de formaliser les relations entre les êtres vivants présentés en signifiant comme toujours le sens de circulation de la matière et non le sens de prédation. Cela s’impose dans le documentaire, car en République démocratique du Congo les poissons mangent les déjections des hippopotames qui sont exterminés par un braconnage intensif lié à un fait de guerre; de même, dans le lac Victoria, les petits poissons n’alimentent plus les perches du Nil introduites par les colons anglais, pêchées par les «autochtones» qui ont épuisé la richesse poissonnière du lac. •Un foyer de biodiversité: la zone humide à partir de l’exemple du Pantanal au Brésil (28e min). On recensera les raisons pour lesquelles les zones humides sont essentielles au maintien de la biodiversité, en relevant les fonctions biochimiques et climatologiques de ces zones («filtre» pour l’eau du ciel, élimination des polluants, «éponges» qui servent de réservoir à eau, régulation du climat) et quelques espèces animales caractéristiques de ces zones (anacondas, jaguars, loutres, jabirus). Puis on exposera la situation problématique qui menace la zone (les défrichements massifs opérés par les hommes) et les conséquences sur l’équilibre naturel. Enfin, il s’agira de repérer les solutions apportées à cette situation. „

Une approche écologique

> Éduquer à l’environnement par une approche écologique fondée sur les notions de réseaux alimentaires et d’adaptation des êtres vivants aux conditions du milieu. Étudier particulièrement le cas de la zone humide (le Paranal au Brésil). •On pourra étudier pour chaque situation le rôle et la place des êtres vivants en observant le milieu caractérisé et les conditions de vie qui y règnent: où poussent certaines plantes? Pourquoi se développent-elles dans ce milieu spécifique ? L’homme peut-il la développer? (Exemple de l’armoise annuelle et ses propriétés contre le paludisme dans la province du Yunnan en Chine.) On proposera de mettre en œuvre une enquête sur l’environnement proche pour faire une étude comparative entre la situation relevée dans le film et une analyse locale (création d’un jardin scolaire, observation directe dans un milieu proche: forêt, parc, jardin public, champ). On pourra faire des relevés à différents moments de l’année en comparant un lieu cultivé et un lieu en friche. • Une compréhension des notions de chaîne alimentaire et de réseau alimentaire. On proposera

Pour en savoir plus • ARTHUS-BERTRAND Yann, L’Avenir de la terre, La Martinière jeunesse, 2003. • Éduquer à l’environnement, vers un développement durable, CRDP de Basse-Normandie, 2005. http://www.cndp.fr/Produits/DetailSimp.asp?ID=69202 • «Le développement durable», TDC, n°857, juin 2003. http://www.cndp.fr/Produits/DetailSimp.asp?ID=40468 • SACQUET Anne-Marie, Atlas mondial du développement durable, Autrement-Comité 21, 2002. http://www.cndp.fr/Produits/DetailSimp.asp?ID=38665 • Le site de l’association Good Planet. http://www.goodplanet.org • Une exposition pédagogique à partir de photographies de Yann Arthus-Bertrand. http://www.ledeveloppementdurable.fr • Le site d’Eduscol aide à la mise en œuvre de l’EEDD. http://eduscol.education.fr/D0185/accueil.htm

Pour réaliser la série documentaire Vu du ciel, des équipes de reportages ont sillonné la planète en utilisant des lignes aériennes classiques – notamment Air France – mais aussi de nombreux hélicoptères indispensables aux images aériennes. Fidèle à ses engagements pour la défense de la planète, Yann ArthusBertrand a voulu que l’on compense ces émissions de gaz à effet de serre par le financement d’actions concrètes pour l’environnement. Ainsi,pour le premier épisode sur la biodiversité, avons-nous décidé de soutenir des initiatives de reboisement et de réduction des émissions de gaz à effet de serre par le biais d’un financement apporté à l’association Good Planet (voir « Pour en savoir plus »). Au Cambodge par exemple, Good Planet parraine l’équipement de villages en fours de cuisson fonctionnant aux copeaux de bois, minimisant la consommation d’énergie et l’émission de gaz à effet de serre. Extrait du dossier de presse de France 2.

Les épisodes à venir – La Guerre de l’eau douce – Une terre à sauver – La Mer et les Océans

Sauvons cette nature ! Fiche de travail Ce premier numéro de Vu du ciel offre une grande variété de situations environnementales dans plusieurs pays du monde en privilégiant les exemples où l’on porte atteinte à la nature et aux espèces animales ou végétales qu’elle contient. Avec les élèves de cycle 3, on analysera une ou plusieurs de ces situations problématiques que l’on aura choisie(s) et les solutions apportées par les défenseurs de la nature.

Un cas d’atteinte à l’environnement Choisis une situation à problème évoquée dans le film. ...................................................... Localise la région concernée sur le planisphère.

© http://histgeo.ac-aix-marseille.fr/ Décris le problème tel qu’il apparaît dans le film. ...................................................... ...................................................... ...................................................... Le chiffre Recopie dans ce cadre le chiffre donné par Yann Arthus-Bertrand pour donner la mesure du problème dans le monde.

Les solutions apportées Quelles sont les solutions envisagées pour remédier à ce problème ? ...................................................... ...................................................... ...................................................... ...................................................... ...................................................... En prolongement Comme un journaliste, rédige un article qui rendrait compte de l’état de la région concernée, avant et après l’intervention des défenseurs de la nature.